Histoire et missions de l'ISST

Histoire

 

L'Institut des Sciences Sociales du Travail a été créé par décret du 9 juillet 1951[1] sous la double égide de l'Université de Paris et du Ministère du travail, essentiellement pour former les « conseillers du travail ». Un colloque inaugural est organisé en Sorbonne sous le patronage du Bureau international du travail (B.I.T.) et de la section française de l'UNESCO le 28 avril 1952[2].

Après la mort accidentelle, en 1960, de Paul Durand, universitaire de renom spécialiste de droit social qui dirigeait la section « enseignement » de l’ISST, Marcel DAVID (1920-2011), Professeur d'Histoire et fondateur de l'Institut du travail de Strasbourg, reprend la direction de l’ISST en lui donnant une nouvelle impulsion et de nouvelles orientations[3].

Aujourd’hui, l'Institut représente le lieu privilégié où s'établissent les liens entre les organisations syndicales et le monde de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Comme les neuf autres instituts du travail en France, il a pour mission d'assurer la formation des militants syndicaux qui, du fait de leurs responsabilités, ont besoin de compléter leur expérience par un enseignement de niveau universitaire.

 


[1] Journal officiel du 13 juillet 1951, p. 7538.

[2] Cf. "L'inauguration de l'Institut des sciences sociales du travail", in Revue française du travail, 7e année, n° 10-12, 1952, p. 3-16.

[3] Cf. Marcel David (1982), Témoins de l’impossible, militants du monde ouvrier à l’université, éd de l’Atelier, 1989, 264 p., spécialement p.133 et s. ; du même auteur, « LUniversité et l’éducation ouvrière », Droit social n° 4, avril 1962, p. 220-229.

Françoise Fortunet (2005), « Marcel DAVID entre syndicalisme et université », Rives nord-méditerranéennes [En ligne], 21 | 2005, mis en ligne le 19 janvier 2006

 

 

Marcel David
Marcel David (1920-2011)

 

 

Missions

 

La formation Economique, Sociale et Syndicale

L’ISST est habilité à dispenser des formations dans le cadre du congé de Formation Economique, Sociale et Syndicale (F.E.S.S.). Il bénéficie d’un agrément délivré par le Ministère du Travail[1]. Des enseignant.e.s-chercheur.e.s titulaires de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, relevant de diverses disciplines des sciences humaines et sociales (droit, économie, sociologie et sciences de l’éducation) sont affecté.e.s à l’Institut pour assurer ces formations. Les thèmes abordés, généralement centrés sur les questions du travail et des relations professionnelles, permettent : un approfondissement des connaissances disciplinaires en sciences humaines et sociales, une appréhension pluridisciplinaire des questions d’actualité et/ou des problèmes spécifiques auxquels sont confrontées les organisations syndicales, ainsi que d’assurer la formation de formateurs syndicaux. Le recrutement des stagiaires est assuré en interne parles organisations syndicales (CFDT, CGT, CGT-FO) et s'effectue sur l’ensemble du territoire national. La formation se déroule, pour les militants de chaque organisation prise séparément, sous la forme de stages de cinq jours, plus rarement trois jours. Une trentaine de stages sont organisés chaque année à l’Institut.

 

La formation prud'homale

L’ISST organise aussi des sessions de formations pour les conseillers prud’hommes de chacune des organisations syndicales[2]. Depuis 2010, des cycles annuels de formation réunissent, une journée par mois, les conseillers prud’hommes des trois organisations syndicales. Ces « Journées de droit social » (huit dans l’année) abordent des thèmes d’actualité en Droit du travail.

 

La recherche

L’ISST accueille une équipe de chercheurs rattachés au laboratoire IDHE.S-CNRS « Instituts et Dynamiques Historiques de l’Economie et de la Société» (UMR CNRS 8533). Les travaux de recherche portent sur le travail et ses transformations, les relations sociales et professionnelles, les politiques sociales, la question du genre ainsi que toutes les problématiques organisationnelles. La liste des chercheurs de l’équipe ainsi que les publications et les thèses soutenues au sein de ce laboratoire sont disponibles sur le site de l’IDHE.S-CNRS.


[1]Consulter l'arrêté du 21 janvier 2021  (PDF - 186 Ko)

[2]Consulter l'arrêté du 30 mars 2018 (PDF - 182 Ko)